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Serge Brocteur
lundi 1 juin 2026

Ce qui s’est passé à Ibiza : comment Humans.Team est devenu FreeWillWave (pour le moment)

Programme 60 Jours — Jour 25~14 min de lecture
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Je suis parti à Ibiza avec une intention très claire : lancer Humans.Team. Dans ma tête, tout était là. Le projet, la vision, les outils, les services, l’énergie, la communauté, les possibilités. Humans.Team devait devenir un espace fabuleux sur Internet, un lieu pour rassembler des gens libres, des gens qui veulent se transformer, prendre soin d’eux, retrouver leur paix, leur joie, leur liberté intérieure. Je voulais y réunir tout ce que j’avais compris au fil des années. Des événements. Des concours. Des petites annonces. Des outils de découverte. Des espaces pour penser à soi. Des moyens concrets pour se détacher de ce qui ne nous convient plus. Des services utiles, humains, directs. Et surtout, une idée centrale : aider chacun à reprendre contact avec son propre pouvoir de choisir. Mais à Ibiza, j’ai compris quelque chose. J’ai compris que je m’étais emballé. Pas parce que Humans.Team est une mauvaise idée. Au contraire. Humans.Team est peut-être trop riche, trop vaste, trop complet. C’est un projet immense, nourri par des années de réflexion, de travail, de recherches, de textes, de livres, de concepts, de visions et d’expériences. Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, j’ai eu l’impression qu’une porte s’ouvrait brusquement devant moi. Comme si tout ce que j’avais accumulé depuis des années pouvait enfin être rassemblé dans un seul projet. Pour un analyste-programmeur, l’intelligence artificielle est une baguette magique. Elle ne remplace pas la créativité. Elle ne remplace pas la vision. Elle ne remplace pas l’humain. Mais elle accélère le temps de développement d’une manière presque incroyable. J’ai ressenti beaucoup de gratitude pour cela. J’ai même eu cette impression très intime, très forte, que mon créateur me tapait doucement sur l’épaule, comme pour me dire : “Voilà. Maintenant, tu as l’outil. Continue.” Et pourtant, malgré cette gratitude, malgré cette énergie, malgré cette impression de renouveau, Ibiza n’a pas été des vacances au sens habituel du terme. Je m’occupais de mon papa. Il a 88 ans. Je n’ai même pas vraiment eu l’occasion de mettre les pieds dans l’eau ou de profiter de la plage. Mais la vibration d’Ibiza était là. Quelque chose dans l’air. Quelque chose dans la lumière. Quelque chose dans le fait d’être là, à ce moment-là, avec cette intention. Je sentais que ce voyage portait un renouveau. Je pensais que ce renouveau serait le lancement de Humans.Team. Mais au fil des jours, une vérité s’est imposée : Humans.Team, tel qu’il était pensé, n’intéresse personne au départ. Non pas parce que le projet est inutile. Non pas parce qu’il manque de sens. Mais parce qu’il est trop grand. Personne ne va venir déposer une annonce sur un site où il y a dix personnes. Personne ne va construire une communauté dans un espace qui n’a pas encore de mouvement. Personne ne va utiliser massivement des services collectifs tant que le collectif n’existe pas encore. Alors je suis revenu à la question de base. Pourquoi est-ce que je fais tout cela ? Qu’est-ce que j’ai découvert de tellement important que je ressens le besoin de le mettre dans le monde ? La réponse est revenue avec une force évidente : l’énergie du groupe. C’est cela que j’ai trouvé dans mes travaux. C’est cela que j’ai écrit dans mes livres. C’est sur cette compréhension que j’ai construit tout le reste. Pas le groupe comme une autorité. Pas le groupe comme une structure qui écrase l’individu. Pas le groupe comme une machine froide qui décide pour les humains. Mais l’énergie qui apparaît quand des humains libres se reconnaissent, se rassemblent, se respectent et avancent dans une même direction, sans domination, sans jugement, sans obligation. Alors j’ai décidé de suspendre Humans.Team dans sa forme initiale. J’ai décidé de revenir à la base. Et cette base, elle est simple : toi, être humain, veux-tu être libre ? Revenir à l’humain, ici et maintenant Ce que j’ai compris, c’est que l’humanité n’est pas une masse abstraite. L’humanité, ce sont des humains. Des êtres humains qui naissent, qui vivent, qui doutent, qui aiment, qui souffrent, qui espèrent, qui meurent, puis d’autres naissent à leur tour. Ce n’est pas un bloc. Ce n’est pas une machine. Ce n’est pas un concept froid. C’est personnel. Tout se joue toujours ici et maintenant. Moi, ici et maintenant, je suis un être humain. Toi, ici et maintenant, tu es un être humain. Et dans cet instant précis, chacun de nous peut décider quelque chose pour lui-même. Je peux regarder autour de moi. Je peux écouter ce que je ressens. Je peux percevoir mon environnement. Je peux choisir en fonction de ma situation réelle. Si je suis près d’une cafetière, je peux décider de me faire un café. Si je nage dans la mer, cette même décision n’a aucun sens. Chaque moment est différent. Chaque environnement est différent. Chaque besoin est différent. Chaque être humain est différent à chaque instant. C’est pour cela qu’il est dangereux de donner à quelqu’un d’autre le pouvoir de décider à notre place. L’autre n’est pas moi. Il n’est pas là où je suis. Il ne ressent pas ce que je ressens. Il ne connaît pas toujours mes vrais besoins. Il ne porte pas mes rêves. Il ne vit pas mon présent. Et surtout, il a souvent ses propres intérêts, ses propres contraintes, ses propres objectifs. À partir du moment où je donne à quelqu’un d’autre la permission de décider pour moi sans questionner, sans ressentir, sans vérifier, je me mets en danger. Pas nécessairement parce que cette personne est mauvaise. Mais parce qu’elle n’est pas moi. Le groupe n’a pas d’âme Dès que deux personnes ou plus se rassemblent, un groupe apparaît. Et très vite, ce groupe peut devenir plus important que les individus qui le composent. C’est là que le danger commence. Un groupe n’est pas un être vivant. Un groupe n’a pas d’âme. Un groupe n’a pas de conscience. Un groupe ne sait pas que j’existe. Une entreprise peut couper des arbres pour fabriquer des meubles. Elle peut avoir des objectifs, des chiffres, des besoins, des stratégies. Mais l’entreprise elle-même ne ressent pas l’arbre. Elle ne ressent pas l’oxygène. Elle ne ressent pas l’humain qui respire. On dira alors : oui, mais il y a des chefs, des responsables, des dirigeants. C’est vrai. Mais les chefs d’un groupe travaillent d’abord pour que le groupe continue, grandisse, fonctionne, survive, gagne ou se développe. Un président parle de son pays. Une entreprise parle de ses résultats. Une organisation parle de ses objectifs. Une institution parle de ses règles. Mais rarement quelqu’un parle de toi, personnellement, nommément, dans ton moment présent. Et c’est cela qui m’a ramené à la base. L’humain est vivant. Le groupe est un concept. Le groupe peut être utile. Le groupe peut rendre service. Le groupe peut construire. Mais dès qu’il commence à dominer l’humain, quelque chose se renverse. La vraie question La question n’est donc pas : “Est-ce que l’être humain est libre ?” La vraie question est beaucoup plus directe, beaucoup plus personnelle, beaucoup plus dérangeante aussi : Toi, être humain, désires-tu être libre ? Ou désires-tu être dominé ? Cette question existe partout dans la nature. Il y a des rapports de domination. Il y a des dominants. Il y a des dominés. Mais un dominé peut parfois se retourner contre le dominant. Il peut aussi faire quelque chose de plus simple, de plus profond, de plus paisible : tourner le dos et s’éloigner. Ne plus nourrir cette relation. Ne plus donner son énergie. Ne plus offrir son présent. Reprendre son moment. Et utiliser ce moment pour lui-même, pour sa paix, pour son bonheur, pour sa vie. C’est là que FreeWillWave.com est né. Pas comme une révolte. Pas comme une guerre. Pas comme une critique du monde. Pas comme un combat contre quelqu’un. FreeWillWave.com est né comme une question. Une question simple, posée à chaque être humain : Who wants to be free? Qui veut être libre ? De Humans.Team à FreeWillWave.com Ibiza m’a obligé à simplifier. Je voulais lancer une grande plateforme. J’ai compris qu’il fallait d’abord lancer une grande question. Avant de proposer des services, des outils, des espaces, des annonces, des événements ou des concours, il faut savoir qui veut vraiment participer à un espace fondé sur la liberté, le respect, la non-domination et le bonheur. Si nous sommes dix, c’est une chose. Si nous sommes dix mille, c’est autre chose. Si nous sommes cent mille, un million, dix millions ou cent millions, alors tout change. Ce n’est pas une révolution qui commence. C’est une prise de conscience. Une manière de dire : nous sommes là. Nous voulons être libres. Nous acceptons que les autres soient libres. Nous voulons créer un autre espace, un espace qui respecte chaque être humain. Ensuite, seulement ensuite, Humans.Team pourra devenir utile. FreeWillWave.com devient donc la première vague. La question initiale. Le signal. Le rassemblement. Les dates, les symboles, les hommages Dans ce projet, les dates ont pris une place importante. Le lancement officiel est prévu le 21 juin, jour du solstice d’été. C’est aussi la date de naissance de ma maman, qui nous a quittés il y a vingt ans. Pour moi, ce n’est pas un détail. C’est un hommage. À ma mère. À mon père. À mes ancêtres. À ceux à qui je tiens à dédier mon travail. Il y a aussi d’autres dates symboliques dans cette construction. Le 4 juillet, lié évidemment à l’idée de liberté dans l’imaginaire américain. Le 14 juillet, jour prévu pour le démarrage de la suite de Fibonacci, un jour de nouvelle lune. Et la fin de cette expérience, prévue le 28 août, jour de pleine lune. La symbolique est forte. La suite démarre dans l’ombre, à la nouvelle lune. Elle se termine dans la lumière, à la pleine lune. Il y a là une image qui me touche profondément : une vague qui naît dans l’invisible, puis qui grandit jusqu’à devenir visible. La vague et le nombre Le concept du site est simple : permettre à un maximum de personnes de s’inscrire pour répondre à la question de la liberté. Chaque personne qui rejoint FreeWillWave.com reçoit un numéro. Ce numéro représente son ordre d’entrée dans la vague. Il y a quelque chose de très fort dans cette idée. Ce n’est pas seulement une inscription. C’est une trace. Une place. Un moment. “J’étais là.” “J’ai répondu.” “J’ai choisi.” “J’ai rejoint la vague.” Le site permettra aussi de suivre l’évolution du mouvement, les pays touchés, les classements, les invitations, les contributions, les backlinks, les soutiens, les badges. Parce que tant qu’à faire quelque chose d’important, autant aussi y mettre du jeu, de la joie, de la fierté. On pourra voir la vague grandir. On pourra voir son pays s’allumer. On pourra peut-être être la première personne à ouvrir la vague dans un pays. On pourra recevoir des badges liés à sa participation, à son aide, à son engagement. Pas des badges pour flatter l’ego. Des badges comme traces de participation à quelque chose de beau : un mouvement de respect, de non-jugement, de liberté et d’entraide. Pourquoi Fibonacci ? Pour dynamiser cette recherche d’humains, j’ai décidé d’ajouter à l’inscription classique un système mathématique inspiré de la suite de Fibonacci. La suite est simple : 1 1 2 3 5 8 13 21 Chaque nombre est la somme des deux précédents. Ce qui m’a frappé, c’est la puissance de propagation de cette suite si on l’associe à des jours et à des humains. Théoriquement, si chaque séquence correspond à un jour, et si chaque nombre représente des personnes à contacter, alors on peut toucher un nombre immense d’humains en moins de deux mois. Bien sûr, dans la réalité, ce ne sera pas parfait. Je ne sais pas combien d’humains peuvent réellement être contactés. Je ne sais pas combien auront accès à Internet. Je ne sais pas combien comprendront la question. Je ne sais pas combien auront envie de répondre. Mais l’avantage de cette méthode est ailleurs. Elle demande peu d’efforts à chaque personne. Dans l’idée, une personne invite quelqu’un pour continuer la vague. Puis elle invite encore quelqu’un pour le jour suivant. Deux invitations. Deux jours. Puis elle peut regarder la vague grandir. Elle peut continuer à aider si elle le souhaite. Ou simplement observer l’impact de ce petit geste. Et ce petit geste peut devenir immense. C’est cela qui me touche dans cette idée : l’effort individuel reste humain, simple, accessible. Mais l’effet collectif peut devenir gigantesque. Et si quelqu’un ne trouve personne ? La question est évidente : que se passe-t-il si une personne ne trouve personne à inviter ? La vague ne doit pas s’effondrer pour autant. C’est pour cela qu’il y a une réserve. Les personnes déjà inscrites, celles qui ont déjà aidé, celles qui ont invité, soutenu, financé ou créé des liens vers le site, pourront être choisies pour combler les places manquantes dans la suite de Fibonacci. Ce n’est donc pas seulement un système de propagation. C’est aussi une manière de reconnaître ceux qui ont déjà contribué. Ceux qui invitent. Ceux qui soutiennent financièrement. Ceux qui écrivent. Ceux qui partagent. Ceux qui font des backlinks. Ceux qui donnent de leur énergie pour faire avancer la vague. La vague classique et la vague Fibonacci se complètent. L’une rassemble largement. L’autre propage puissamment. L’image d’Ibiza Je n’ai pas assez raconté Ibiza. C’est peut-être parce que je n’ai pas vraiment vécu Ibiza comme des vacances. Mais il y a une image que je veux garder. Mon endroit préféré là-bas. L’endroit depuis lequel j’ai lancé mentalement la vague. Ce qui est drôle, presque symbolique, c’est que même si l’idée de vague existait déjà en moi, au moment où je suis allé poser cette intention sur cette plage, il y avait un drapeau avec une vague dessus. Je ne veux pas en faire une preuve de quoi que ce soit. Je ne veux pas inventer une histoire magique. Je dis simplement la vérité : c’était là, et cela m’a touché. Dans ce projet, beaucoup de symboles se sont alignés. Le solstice. L’anniversaire de ma maman. La nouvelle lune. La pleine lune. La suite de Fibonacci. La vague. Ibiza. Le renouveau. L’hommage. La liberté. Tout cela ne remplace pas le travail. Tout cela ne remplace pas les décisions. Tout cela ne remplace pas les heures passées à construire, simplifier, écrire, modifier, recommencer. Mais cela donne une profondeur. Une présence. Une sensation que ce projet n’est pas seulement un site Internet. C’est une histoire humaine. Une semaine plus tard Une semaine après ce voyage, après beaucoup de travail pendant ce qui devait être des vacances, je suis là. Avec FreeWillWave.com. Un mouvement mondial qui ne prétend pas sauver les gens à leur place. Un mouvement qui ne demande pas de se battre. Un mouvement qui ne demande pas de critiquer. Un mouvement qui ne demande pas d’enlever les droits de qui que ce soit. Il pose simplement une question. Qui veut être libre ? Et derrière cette question, il y en a une autre, plus intime encore : Qu’est-ce que je fais de mon moment présent ? Est-ce que je le donne à des groupes qui ne me voient pas ? Est-ce que je le vends entièrement contre un futur possible ? Est-ce que je le laisse être dirigé par des personnes qui ne vivent pas ma vie ? Ou est-ce que je le récupère pour prendre soin de ma paix, de mon bonheur, de ma liberté ? FreeWillWave.com n’est pas une fin. C’est un début. C’est peut-être même le début nécessaire avant Humans.Team. Avant de construire un espace pour les humains libres, il faut d’abord leur poser la question. Avant de proposer des outils, il faut reconnaître le choix. Avant de bâtir une communauté, il faut entendre les voix. Avant de parler du monde, il faut revenir à l’humain. Un humain. Ici. Maintenant. Libre de répondre. Et aujourd’hui, c’est à vous. Pas pour suivre aveuglément. Pas pour obéir. Pas pour croire sans réfléchir. Mais pour regarder en vous-même et répondre honnêtement. Voulez-vous être libre ? Voulez-vous respecter la liberté des autres ? Voulez-vous participer à une vague qui ne détruit rien, mais qui reconnaît simplement les droits originels de chaque être humain ? Si la réponse est oui, alors la vague commence. Et comme toutes les vagues, elle commence par un premier mouvement.

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