Le 1er juin, j'écrivais ici que Humans.Team devenait FreeWillWave, « pour le moment ». Je rentrais d'Ibiza avec une conviction : avant de construire un espace pour les humains libres, il fallait d'abord leur poser la question.
Quatre mois et demi plus tard, je te dois la suite. Ce qui s'est passé. Combien vous êtes venus. Ce qui a marché, ce qui n'a pas marché. Et pourquoi, aujourd'hui, les deux projets se rejoignent.
L'ouverture, sans cérémonie
FreeWillWave a ouvert au public le dimanche 21 juin 2026, à 11 h 23 UTC. Le jour du solstice.
Il n'y a pas eu de cérémonie. Au moment de l'ouverture, nous étions quatre, presque tous en Belgique. J'ai choisi d'assumer les petits chiffres tels qu'ils étaient.
Huit jours plus tard, le 29 juin, une personne au Canada devenait le centième Free Human. Nous étions dans onze pays.
La Vague a trouvé son propre chemin
Dans l'article du 1er juin, je décrivais une vague qui suivrait la suite de Fibonacci, avec un relais quotidien : chacun invite une personne un jour, une autre le lendemain.
Je dois être honnête avec toi : ce relais n'a jamais démarré. Les dates que j'avais annoncées sont passées une à une, et j'ai fini par le mettre en pause.
La vague, elle, est venue autrement. Par le lien de quelqu'un. Une personne partage, une autre clique, et prend sa place avec un numéro qui lui reste.
En chemin, le site s'est recentré sur une seule phrase : l'humain passe avant tout.
Au 1er août, nous étions 354, dans 32 pays.
Puis il y a eu le dimanche 23 août.
En une seule journée, 7 130 personnes ont pris leur place. Plus de huit cents dans la même heure. J'ai passé la journée à réparer pendant que les gens arrivaient, et le site a tenu.
Le samedi 29 août, le dix-millième Free Human est arrivé, depuis le Kenya.
Toutes ces arrivées sont passées par une invitation. Fin août, 1 850 personnes différentes avaient déjà partagé leur lien avec au moins une autre.
Aujourd'hui, 19 octobre, le compteur public affiche 12 444 Free Humans, dans 102 pays. Le Nigeria porte près des trois quarts de la Vague. Suivent l'Inde, le Niger, l'Afrique du Sud, la France et l'Ukraine. Plus de 115 000 gestes d'énergie ont été envoyés depuis juin.
Je tiens à le préciser : ce sont des inscriptions. Je ne sais pas combien de ces personnes reviennent chaque jour. Mais chacune est venue, et ça a eu lieu.
Ce que j'ai construit pendant ces mois-là
Ce qui devait être une pause a été l'une des périodes les plus intenses de ma vie de développeur.
Un site en quinze langues.
Une carte du monde qui s'allume pays après pays.
Un film, devenu la porte d'entrée du site, lui aussi en quinze langues.
Un album, The Wave, onze chansons avec un karaoké sous-titré dans la langue de chacun.
Une télévision, FreeWillWave TV, qui a diffusé en continu à partir de la fin juillet.
Une lettre et un podcast chaque dimanche.
Quatre-vingt-quatre articles du Récit, pour garder la mémoire de ce qui se passait.
Tout cela seul, depuis Liège, en m'occupant de mon papa, avec l'intelligence artificielle comme outil de chaque jour.
Ce qui n'a pas marché
J'attendais un effet boule de neige. Je pensais qu'à un moment, la croissance ne dépendrait plus de moi. Elle a été réelle, mais pas suffisante pour avancer seule.
Et pendant ce temps, le site coûte de l'argent chaque mois.
Fin août, j'ai ouvert une campagne de soutien avec un objectif de 2 000 dollars. Elle s'est terminée le 15 octobre, loin de ce but. Quelques personnes ont soutenu le projet, et je les remercie du fond du cœur. J'ai aussi compris une chose très concrète : le paiement n'est possible que dans 31 pays, et moins de 5 % des membres y vivent.
Le 7 octobre, j'ai enregistré un texte que j'ai intitulé : « Ai-je échoué à 98 % du but ? »
Le lendemain, j'ai mis la télévision en pause. FreeWillWave est passé en mode minimum : la lettre, l'article et le podcast du dimanche. Le site reste ouvert, et chacun peut toujours y prendre sa place.
Il reste 2 %. Le site existe. Le code existe. Les 12 000 premiers humains sont là. Et l'idée est toujours là.
Le premier étage et le deuxième
En racontant mon histoire, j'ai fini par voir clairement mon erreur de départ : j'avais construit le deuxième étage avant le premier.
FreeWillWave, c'est le premier étage. Se rassembler. Se reconnaître. Dire : je suis là, l'humain passe avant tout.
Humans.team, c'est le deuxième étage. Les outils pour vivre cette idée au quotidien : s'occuper de soi pour être heureux, puis le partager et en faire un revenu.
Le 14 octobre, j'ai rouvert Humans.team. Les inscriptions sont ouvertes, les paiements sont réels, et le bandeau qui renvoyait vers FreeWillWave a disparu.
Et surtout, les deux étages sont maintenant reliés.
Le portrait de naissance que j'avais construit sur Humans.team est désormais offert sur FreeWillWave, aux gagnants du podium des cent jours, et chacun peut aussi le demander pour lui-même.
Depuis FreeWillWave, on peut maintenant prendre un Pack Humans.team. Le Pack Voyage, 100 dollars : soixante jours pour te souvenir, avec le Programme 60 Jours, Mon Nouveau Moi, le journal IA, et la possibilité de créer tes propres événements, concours et annonces. Le Pack Éveil, 500 dollars : tout le Pack Voyage, plus ton mini-site humans.team à ton prénom.
Et le premier grand rendez-vous commun arrive : La Vague, le concours musical des bonnes vibrations, sur musicalcontest.com. Les chansons se déposent du 1er au 30 novembre, et les votes ont lieu du 1er au 15 décembre. On peut voter avec son compte FreeWillWave : une personne, une voix.
La possibilité de commencer à vendre
C'est la vraie nouveauté de cet automne.
Pour la première fois, une personne arrivée par la Vague peut faire de ce qu'elle partage un revenu.
Quand quelqu'un achète le Pack Éveil via ton mini-site, tu reçois 80 %.
Concrètement, avec le Pack Éveil, tu as ton mini-site et ton lien personnel. Quand une personne achète un Pack par ce lien, 80 % du prix hors taxes de cette vente te reviennent. 15 % vont dans un pot commun, réservé à ce qui sert les humains. Le reste fait fonctionner la plateforme.
Le prix est le même pour tout le monde, partout : 100 dollars pour le Pack Voyage, 500 dollars pour le Pack Éveil. Tout est digital, la livraison se fait automatiquement. Et chaque achat peut être remboursé sans question pendant quinze jours.
Je préfère le dire aussi clairement : aujourd'hui, le versement des commissions fonctionne vers les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Suisse et l'Europe. Beaucoup d'entre vous vivent au Nigeria, en Inde, au Niger, au Kenya. Je cherche une solution pour vous, et je vous tiendrai au courant ici.
Proposer le projet reste un choix, à ton rythme. Le mini-site et le programme se vivent très bien seuls.
Ce que je retiens
En juin, je cherchais à savoir qui voulait être libre. Plus de douze mille personnes, dans cent deux pays, ont levé la main.
Je n'ai pas encore atteint la masse critique que j'espérais. Mais je n'ai plus besoin de construire dans le vide. Le premier étage existe. Le deuxième est ouvert. Et l'escalier entre les deux vient d'être posé.
Chaque dollar gagné ici sera le signe que quelqu'un va mieux.
Il y a une équipe qui est en train de s'organiser pour respecter l'humain.
Est-ce que tu vas en faire partie ?

Serge Brocteur
lundi 19 octobre 2026
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